Cette marque fait partie des adresses incontournables de la shoppeuse addict qui recherche une mode féminine, tendance, authentique et ludique. Branché juste ce qu’il faut, Maje a su depuis plus de sept ans séduire les Parisiennes les unes après les autres. Un succès tel qu’il décourage parfois la fashionista en quête d’individualité, car il n’est pas rare de croiser dans la rue la petite robe que l’on vient d’acheter…
Ce condensé de mode, parfois snobinette, toujours très tendance et souvent juste, on le doit à Judith Milgrom, qui créa la marque en 2000. Son amour du détail et du vêtement, Judith le doit à sa famille. La petite Milgrom, née au Maroc, a grandi auprès de sa mère et de sa grand-mère, qui toutes les deux sont passionnées par les travaux manuels : l’une tricote, tandis que l’autre coud sans relâche robes et rideaux…
Judith très tôt s’amuse avec les chutes de tissus qui traînent un peu partout autour d’elle, les assemble et se confectionne d’adorables panoplies de petite fille modèle. Son aïeule lui apprendra l’art de la broderie et Judith développera une vraie addiction pour les choses faits mains, délicates et ouvragées.
Adolescente, elle déménage vers Paris. À peine dépaysée, elle sent très vite ce qui fera la mode de demain. Elle passe son temps aux puces, chine les vieilles dentelles, les imprimés rétro… Pour elle, un beau vêtement doit raconter une histoire, ne pas laisser indifférent, on doit l’adopter et le retrouver avec plaisir dans sa penderie. C’est décidé, elle fera de la mode son métier…
Durant cinq années, elle se forme, apprend les bases du métier auprès de différentes maisons de couture. Mais ce qu’elle fait pour les autres elle a envie de le faire pour elle. Elle désire plus que tout proposer sa propre vision de la mode, et bien qu’un peu anxieuse de l’accueil qu’on lui réservera, elle se lance.
Elle crée donc Maje en 2000, la griffe tire son nom d’un pèle-mêle des lettres composants les prénoms d’êtres chers à la créatrice. Son concept ? Dessiner des pièces pour tous les moments de la journée, faire du hype sans y perdre son âme, offrir une vison féminine et tendance de la mode, réintégrant la robe comme un must have essentiel.
Elle démarre en injectant dans ses collections une forte inspiration ethno-chic qui fera d’ailleurs son succès. Les blouses lingeries, les jupons chocolat ou rose thé sont des pièces phares de ses débuts. Même si avec le temps ses collections se sont faites plus urbaines, on y retrouve toujours ce souci de la « belle pièce », des belles matières et des détails ludiques qui permettent aux femmes d’être à la pointe de la tendance sans se prendre trop au sérieux.
Pour Judith Milgrom, l’important est de proposer une ligne à mi-chemin entre le créateur – parfois inaccessible – et les H&M ou autres Zara pas assez intimistes. Au début, la jeune femme déclarait vouloir pratiquer des prix « démocratiques », qui rendraient sa mode accessible à toutes. Cependant la machine a dû s’emballer, car les tarifs pratiqués au sein des boutiques Maje sont loin d’être « accessibles à toutes »… Mais souvent – à part de rares exceptions – le jeu en vaut la chandelle : les pièces acquises après une longue négociation avec notre CB font souvent des envieuses dans notre entourage.
Vu la santé florissante de la société, Judith Milgrom et ses frères, qui gèrent l’aspect business de l’affaire, ont décidé l’année dernière de lancer une ligne de lingerie. Caracos, boxers, le tout dans un esprit très romantico-chic, ont fait le bonheur des adeptes du concept Maje qui y ont retrouvé les thèmes chers à la griffe.
Loin de s’arrêter en si bon chemin et surfant sur le buzz des lignes bis enfant, Judith a imaginé une collection pour princesses fashion en culottes courtes. Elle y décline l’esprit de la maison (à savoir « trouver le juste milieu pour être branché sans être déguisé »), n’y reproduit pas en miniature le look des mamans, mais fait en sorte que les deux vestiaires se répondent et aillent bien ensemble.
Avec désormais plus de neuf boutiques dans la capitale, Maje pense diversification, et Judith s’attaquerait bien au secteur homme afin de créer un véritable Maje lifestyle. A suivre…

novembre 5th, 2009
Clémentine 


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