
Jane Birkin, Vanessa Paradis et Olivia Ruiz, leur point commun ? Être les muses de Frédérique Trou Roy, l’inclassable créatrice de l’indéfinissable et irrésistible marque de prêt-à-porter : Manoush.
Prenez une petite fille, associez-lui un père globe-trotter, passionné d’Afrique, et une mère bohème qui privilégie la tolérance et l’ouverture à l’autre. Ajoutez à cela une bonne dose de fantaisie, d’irrévérence et de liberté, vous obtiendrez Frédérique Trou Roy. Son talent aurait pu rester dans l’ombre dans un bureau de style, car comme la plupart de ses camarades d’Esmod, elle se dirige vers la grande distribution.
Mais la jeune Frédérique décroche un poste chez Morgan. Elle gravit vite les échelons et se retrouve à la tête de la section accessoire. De cette expérience, elle retiendra que les femmes sont facilement séduites par tout ce qui touche au monde de l’accessoire. En effet, pour s’acheter un sac ou un bijou, pas besoin de se demander quelle taille on fait… Ni d’entreprendre un régime !
Frédérique Trou Roy garde dans un coin de sa tête un rêve caché : tout abandonner pour aller s’installer au le Maroc. Là bas tout l’attire : les couleurs, le clinquant des souks, l’élégance innée des autochtones, la proximité des artisans. Elle chine et customise. Elle transforme les basics Marocains en de petites merveilles hautement fashion.
Cabas, sacs de toile, se voient rebrodés de paillettes, sequins, perles et autres touches très « girly», les premières touches de style Manoush se mettent en place.
En 2002, l’un des fondateurs de Naf Naf repère les créations de la jeune femme et décide de la sponsoriser. C’est au salon Première classe (le must en matière d’accessoires), que Manoush se dévoile et à la grande surprise de la styliste, c’est un succès immédiat : les pièces partent en une journée !
Manoush est donc né, et l’esprit gitan que la marque abrite dans son nom ne fera que se développer tout au long des collections. Cet esprit c’est le désir de voyage, le métissage et la féminité sans tabou, ni règles : chez Manoush tout est permis. Le mauvais goût n’y existe pas. La mode y est envisagée comme une façon de s’amuser et surtout de ne pas se prendre au sérieux.
Dès la deuxième année, Frédérique se lance dans le prêt-à-porter, avec une robe dénommée « chou » qu’elle fera faire au Brésil. Cette dernière est rééditée chaque saison. La première collection (jusque-là ce n’était qu’une pièce par ci, une autre par là) est celle de l’hiver 2004. C’est un succès. Les acheteurs s’arrachent ces vêtements atypiques aux origines multiples et pourtant foncièrement parisiens.
La griffe est rapidement présente chez les plus grands : Bloomingdales à NY, Kitson à LA et Harrod’s et Brown à Londres. Cet engouement international conforte la créatrice dans l’idée de donner une roulotte à Manoush, en fait ce seront deux roulottes : deux boutiques, l’une aux Halles, l’autre dans le Marais. On y retrouve l’univers de Frédérique Trou Roy : 30% de tzigane, 20% de raffinement, 40% d’esprit très fille et 10% de folie.
La créatrice a le chic pour concevoir des pièces extravagantes qui pourront néanmoins prendre un aspect très urbain… C’est pourquoi beaucoup de femmes se retrouvent dans cette marque, leur envie de fantaisie est comblée. Et en même temps elles savent que telle blouse ou telle robe passera très bien avec un slim ou autre basic.
On aime l’esprit décalé et ultra libéré de la marque, son refus de rentrer dans des cases. Ainsi dans les boutiques on peut trouver de quoi habiller sa progéniture, et même son chien… Manoush à découvrir et à adopter !

octobre 14th, 2009
Clémentine 


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